Malé Badjini Grande Comores

13 avril 2011

LE TOURISME

Itsandra fut l’un des plus puissants des sultanats créés dès le 12e siècle par les descendants de princesses chiraziennes, originaires de Perse. Installée sur un promontoire rocheux, la vieille ville conserve une bonne partie de ses remparts et de ses tours de défense.

Comores itsandra

plage d’Itsandra.

Comores itsandra

Les langues officielles du pays sont le shikomori (langue nationale), le français et l’arabe.
Le shimaoré ou shikomoro est dérivé du swahili parlé sur la côte de l’Afrique de l’Est, enrichi de mots arabes, portugais et malgaches. Il appartient à la famille des langues bantoues et reste une langue orale.

Comores boutre

Travail de la pirogue, le galawa (pirogue monoxyle à un ou deux balanciers, faite en bois et longue de 3 à 10 m).

Comores moroni

Comores moroni

Moroni est la capitale de l’Union des Comores et de l’île de Ngazidja. Son nom découle de l’expression comorienne “Houndroni” = là où il y a le bonheur) ; elle est un ancien sultanat fondé à la fin du 14e siècle. Sur ces photos, la vieille ville…

Comores mosquee

Grande Mosquée du Vendredi : deux imposantes colonnades et un fin minaret. L’édifice primitif remonte au début du 15e siècle et de cette époque il reste le plafond peint et les colonnes polygonales. 148 rangées et 72 colonnes.

moto mosquee

Moto stationnée devant la mosquée.

Distillerie d'ylang ylang

Distillerie d’ylang ylang

Lac salé (sulfate)

Bangoi-Kouni : lac salé (sulfate) qui s’est formé au creux d’un ancien cratère volcanique, au bord de la mer.

karthala

Le volcan Karthala et un baobab. L’éruption du 5 avril 1977 vit d’importantes coulées de lave sortir d’une fissure du flanc sud, balayant une partie du village de Singani, heureusement vidé de ses habitants. Il se serait formé à l’ère quaternaire, il y a moins de deux millions d’années. Ayant la forme d’un dôme, il appartient aux volcans boucliers de type hawaïen.

trou prophete

Dans l’extrême Nord de l’île, la Baie du Trou du Prophète. D’après la légende, le prophète Mahomet serait venu ici à Grande Comore, en débarquant dans ces criques, ce que démentent tous les historiens.

case

Case traditionnelle.

Posté par daira à 12:20:48 PM - CONNAITRE LES COMORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


LA RELIGION

L’introduction de l’islam remonterait aux 8e et 9e siécle : Islam sunnite fondamentaliste, de rite shafi’ite.
Les sunnites sont divisés en 4 écoles : l’école malékite (du nom de son fondateur Malik ibn Anas, mort en 795, actuellement en Afrique Noire et au Maghreb).

- L’école hanéfite (de Abu Hanifa, mort en 767, école actuellement développée en Turquie, en Inde et en Chine).

- L’école hanbalite (de Muhammad ibn Hanbal mort en 855, école actuellement développée en Arabie Saoudite).

Comores coco

Plage Galawa Beach

 

Comores femme

La place de la Cuisine-des-yeux où étaient examinées toutes les grandes affaires du royaume et prises toutes les décisions par le sultan, les hauts dignitaires et le Vizir. Chaque espace de la place est réservé à une catégorie bien déterminée d’habitants. Près de la porte monumentale, l’espace doté de bancs est seulement occupé par les grands notables (ceux qui ont accompli le Grand Mariage) et qui prennent les décisions du village. Puis un coin est affecté aux postulants du Grand Mariage ; une aire surélevée est destinée aux concerts tandis qu’un espace couvert sert aux joueurs de cartes, de dominos et de m’draha. Enfin la dernière partie est ouverte à la masse des enfants du village.

- L’école shafi’ite (de Shafi’i mort au Caire en 820, école actuellement développée en Égypte, en Inde et dans l’Océan Indien).

Ces écoles virent le jour au 2e siècle de l’Hégire lorsque de grands penseurs mirent en place un droit basé sur l’interprétation du Coran et de la Sunnha.

comores mosquee

Grande Mosquée du Vendredi : deux imposantes colonnades et un fin minaret. L’édifice primitif remonte au début du 15e siècle et, de cette époque, il reste le plafond peint et les colonnes polygonales.148 rangées et 72 colonnes…

comores mosquee

L’imam Shafi’i, apparenté aux Abbassides de Bagdad, enseigna d’abord dans cette ville. Puis, il s’établit au Caire où sa doctrine et son enseignement devaient rayonner et s’étendre sur le Golfe Persique, l’Arabie méridionale, l’Afrique orientale, dans les îles de l’Océan Indien, aux Indes et en Insulinde.
Étant sunnites shafi’istes, les Comoriens sont encore divisés en plusieurs confréries musulmanes qui se sont développées dans l’archipel : la Shâdillya, la Qâdiryya et la Riffa’iyya. Ces confréries sont des associations de mystiques qui se réunissent dans des zaouïas pour effectuer des exercices liturgiques de groupe : récitation de la profession de foi musulmane (chahâda), de prières et de poesies mystiques.
Année 1427 islamiste = l’an 2006.

comores sambi

SAMBI, l’actuel Président de l’Union des Comores.

ECOLE
Les études au sein d’une école primaire privée coûtent 25 euros/mois.
Les études en secondaire entre 40 et 45 euros/mois.
En 2003, le taux d’alphabétisation des adultes était de 56,2 %.

comores vestiges

Le bangwe (= la place publique), ou mpanga-hari, est un concept social (lieu de rencontres, de visites, de célébrations), politique (lieu où le pouvoir des anciens se manifeste) et esthétique (lieu harmonieux). Les deux entrées principales du bangwe sont deux arcades en ogive qui reposent sur des piliers carrés ou rectangulaires.

MONNAIE
Parité fixe entre le franc comorien et l’euro.

L’HISTOIRE DES COMORES
- La légende fait débuter l’histoire des Comores au temps des amours du roi Salomon et de la reine de Saba, Balkis, un millénaire avant Jésus-Christ.
- Dans la seconde moitié du 1er millénaire, les premiers habitants sont d’origine bantoue
- Au 13e siècle, une dynastie arabo-persane islamisée s’installe dans l’archipel où elle impose le système du sultanat et la religion musulmane.

comores lave

Coulée de lave à Singani

 

- Présence de portugais entre 1500 et 1505 sur la côte orientale de la Grande Comore.
- Les frères Parmentier, navigateurs français, s’arrêtèrent à Grande Comore en 1529.
- Au 18e siecle, arrive sur le trône de l’Itsandra la première sultane Wabedja Seha la Djumbe.
- A la fin du 18e siecle, commencent les premières invasions des pirates malgaches.
- En janvier 1885, le sultan Saïd Ali signe un traité avec la France qui place Ngazidja sous protectorat.

comores falaise

- L’île de Grande Comore est annexée par la France en 1908, après que le sultanat fut supprimé.
- Lors du référendum de 1958, les Comoriens votent pour le maintien de l’archipel dans la communauté française.
- Le 1er octobre 1978, les Comores deviennent la République fédérale islamique des Comores
- Le 23 octobre de la même année, Ahmed Abdallah est élu président. Sa présidence, consolidée par les 600 hommes de la garde présidentielle de Bob Denard, prend fin avec son assassinat le 26 novembre 1989.

comores plan eau

- Un référendum constitutionnel a lieu le 23 décembre 2001 : selon la nouvelle constitution qui accorde une large autonomie aux entités insulaires, le pays s’appelle l’Union des Comores (”incluant” la Mayotte française).
- SAMBI (originaire d’Anjouan) a remplacé le Colonel Azali Assoumani (qui était Président de la Grande Comore

comores barques

Le port aux boutres de Moroni.

- Mze Soulé ELBAK, actuel Président de la Grande Comore, fut élu en 2002. Les nouvelles élections auront lieu en 2007. Le mandat du Président est renouvelable une fois.
- Fin 2004 eut lieu l’installation de la Cour constitutionnelle
L’assemblée législative de Grande Comore comprend 20 députés, Anjouan (25) et Moheli (10).

comores joueurs

Hommes jouant au mdraha wantso

.

Les Comores sont membres de la Ligue des États Arabes.

comores marché volo

Marché de Volo.

Posté par daira à 12:07:41 PM - L'ARCHIPEL DES COMORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

ECONOMIE

Les produits de l’agriculture vivrière de base (banane, manioc, taro, patate douce, ambrevade) sont en majorité auto consommés.
Les Comores se situent au deuxième rang mondial dans la production de la vanille, après Madagascar.

comores marche

L’ylang ylang a été introduit aux Comores au début du 20°s. Les îles fournissent un peu plus de la moitié de la production mondiale d’essence d’ylang ylang.
Investissement par les arabes (agriculture, immobilier) et l’Afrique du Sud (le tourisme).

femmes comores

Marché de Volo Volo : les femmes sont vêtues du chiromani (tissu rouge et blanc).

Coût de la vie :
Un instituteur gagne 100 euros par mois.
Essence = 600 Francs comoriens (= 1,20 euros)
1 kg de riz = 300 FC
1m3 de sable = 80 000 FC (= 160 euros)

magasin comores

Les boutiques “Je viens”. L’origine de l’appellation est cocasse : certains grands comoriens partent en France travailler et investissent dans l’île l’argent récolté. Répondant très souvent à leur famille qui s’impatiente “Je viens” (pour “j’arrive !”), la réponse est passée à la postérité sous forme d’enseigne…

enfant comores

Superbe visage d’enfant comorien…

Posté par daira à 12:03:33 PM - L'ARCHIPEL DES COMORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

LE DRAPEAU DES COMORES

L’emblème national est jaune-blanc-rouge-bleu, un croissant blanc tourné vers la droite et quatre étoiles blanches alignées d’un bout à l’autre du croissant dans un triangle isocèle en fond vert.comore_drapeau

Posté par daira à 11:48:03 AM - CONNAITRE LES COMORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

L'ARCHIPEL DES COMORES

L’archipel des Comores (ou les “îles de la lune”) comprend quatre îles : Grande Comore, Mohéli (Mwali), Anjouan (Ndzuani) et Mayotte (Maoré ­ île ayant choisi par voie référendaire de rester au sein de la République Française), distantes d’environ 300 km des côtes de l’Afrique ou de Madagascar, et s’étend sur 250 km. Entre elles, ces quatre îles ne sont guère éloignées de plus de 40 à 60 km.
La population en 2005 s’élevait à 298 000 habitants à Grande Comore, 245 000 à Anjouan, 35 000 à Moheli. 72 % de la population est rurale, 27 % urbaine. La taille moyenne d’un ménage comprend 5 à 8 personnes. Le taux de pauvreté est de 31 %.

Posté par daira à 11:39:55 AM - CONNAITRE LES COMORES - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




30 avril 2009

L’opposition déterminée à empêcher le référendum

Moins de vingt quatre heures après le lancement officiel de la campagne référendaire en vue de la révision constitutionnelle, l’exécutif de Ngazidja a réuni, dimanche, l’opposition, les préfets, les chefs de villages et les maires de Ngazidja pour décider du boycott du référendum. Une déclaration commune a été diffusée à l’issue de la rencontre organisée à la salle de conférences de l’hôtel Le Moroni. et ils ont affirmé  leur résolution et leur détermination « à empêcher… la tenue de ce référendum ».

C’est l’ancien directeur de cabinet de Sambi et actuel président de l’île autonome de Ngazidja, Mohamed Abdouloihabi qui a ouvert les hostilités contre le chef de l’Etat que l’opposition accuse de « commettre un crime sans témoin » en organisant ce référendum sans la communauté internationale.
« Paraît-il, il y a une campagne ouverte, a ironisé le chef de l’exécutif de Ngazidja qui a par ailleurs jugé « illégal » ce  référendum qui ne respecte aucune disposition électorale (recensement, révision des listes électorales, commissions insulaires. . .).
Quant à Hamada Madi Bolero qui représentait le président mohélien à la réunion, pour lui, « il n'y aura pas de vote à Mohéli ». Et il a soutenu que Mohéli a toujours été avec Ngazidja pour défendre l’intérêt national.
Pour les partis politiques de l’opposition, c’est l’ancien ministre de l’intérieur, Omar Tamou, qui a parlé en leur nom. « Nous refusons ce référendum et on ne va pas se laisser faire », a-t-il insisté en relevant que mardi un rassemblement similaire sera organisé à Anjouan par les exécutifs de Ngazidja et de Mohéli pour faire passer le même message.
Le message semble bien perçu par les 200 personnes venues de toute l’île, à l’image du préfet de Foumbouni. Celui-ci se dit prêt à boycotter le référendum qui « n’a pas de raison d’être » depuis que les présidents de Mohéli et de Ngazidja ont accepté l’harmonisation en 2010.

Posté par daira à 05:07:11 PM - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

29 avril 2009

Thématique : «SHIISME ET SUNNISME AUX COMORES : UN CONFLIT MONDIAL MILLENAIRE A L'ECHELLE D'UN MICRO ETAT, LE CAS DE L'ETAT-NATI

Sans_titre2Imam des mosquées de Vigneux-sur-Seine et d'Ivry, en région parisienne, MOHAMED-SOYIR Kassim (Badjrafèle) est linguiste. Il enseigne également les Lettres, l'Histoire et la Vie sociale et Professionnelle en lycée à Paris.

L'Islam est, aux Comores, si bien implanté que rien, pas même le pouvoir coutumier (celui du tout-puissant anda na mila, à traduire comme us et coutumes), ne semble en mesure de le bouger. Malgré l'occidentalisation massive des jeunes, incontestable ces derniers temps, tant au niveau des mœurs qu'à celui de la mode et de la musique, l'islam reste la toise par rapport à laquelle tout se juge. Ce fut, par exemple, au nom de la religion que l'on a interdit violemment il y a moins de dix ans l'installation de machines à sou et du PMU aux Comores, que miss Comores n'y a jamais pu s'organiser etc.
Comme bien d'autres aspects de la culture comorienne, l'Islam comorien, si l'expression nous est permise, a été préservé contre les apports extérieurs par l'insularité. Les Comores sont, en effet, restées jusque dans les années quatre-vingt la seule nation musulmane où seule une école juridique, en l'occurrence le chafiisme, est suivie. Les confréries soufies y étaient quasiment aussi indispensables que le lignage coutumier. On naissait automatiquement ou presque dans la Qadiriya, la Chadhilya, la Rifa'yiya, ou la Aalawiya, selon la tarîqat des parents.
Cet Islam sunnite va entrer en contact avec un élément islamique totalement étranger à la fin des années quatre-vingt, avec le retour des étudiants comoriens des universités wahhabites saoudiennes. Et le choc n'était pas moindre, loin s'en faut. Invitant chacun à se servir du Coran et des propos du Prophète, pour la pratique de sa religion, au lieu de suivre les écoles juridiques millénaires, qu'il ne reconnaît pas, et rejetant tout en bloc le soufisme et, par-delà, les confréries soufies, ciment de l'Islam comorien, le wahhabisme désacralise bien des choses de l'Islam comorien, comme le jeûne du jour de l'ascension du Prophète au ciel, appelé swahamwedja en comorien, la célébration festive du mois de la naissance du prophète et d'autres choses encore considérées par cette doctrine nouvelle, aux Comores, comme des hétérodoxies, bid'at, en arabe.
Une brèche s'est ouverte depuis lors, qui n'est pas près de se fermer. La mondialisation et l'entrée des Comores dans la Ligue des Etats arabes vont continuer de l'agrandir. L'entrée du shiisme aux Comores, incontestablement encouragée par le désir de l'Iran de s'affirmer comme une puissance, qui impose à la fois sa culture et sa religion, et peut-être par les rapports privilégiés du président Sambi avec Téhéran, où ; ne l'oublions pas, il a fait une partie de ses études, se serait analysée comme la suite logique de l'explosion de la coquille de l'Islam comorien, si les shiites comoriens ne commençaient pas à se faire persécuter, toutes proportions gardées, comme l'ont été les protestants en France, avant le vingtième siècle.
Soucieux d'éviter des guerres de religion dans ce micro Etat déjà dépecé par le néo-colonialisme français et les velléités séparatistes de certains dirigeants comoriens des quatre îles, nous souhaitons à travers cette conférence intitulée SHIISME ET SUNNISME AUX COMORES : UN CONFLIT MILLENAIRE MONDIAL A L'ECHELLE D'UN MICRO ETAT, procéder à une présentation comparativiste de ces deux courants musulmans «ennemis», dont nous espérons qu'elle débouchera sur ce constat : shiite et sunnite sont des musulmans auxquels, nonobstant les nombreux désaccords, l'Islam impose un respect mutuel.

Le devoir d'engagement en faveur des Comores : une participation de vous tous au service du co-développement !

Conférence animée par Ismaël Mohamed Ali (journaliste) et Ibrahim Barwane (doctorant en anthropologie et comédien)

Posté par daira à 07:38:30 PM - Actualités aux Comores - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

A propos de la baisse des tarifs des billets Yemenia : Info ou intox ?

2430664691_small_1Suite à notre article que nous avons publié , il s'avère que l'information serait erronée. C'est en tout cas ce que disent les agences de voyages parisiennes.
Dans les agences Arfi Voyages et Yemenia on joue sur la nuance. Pour eux, les baisses des prix annoncées ne concernent que des billets d'avion en provenance des Comores comme il est indiqué « clairement » sur le site officiel de la présidence de Comores (Ils affirment que les tarifs Paris/Moroni/Paris et Marseille/Moroni/Marseille restent inchangés.
Très prudent, le directeur de l'agence parisienne de Yemenia nous a déclaré cet après-midi qu'il ne peut ni confirmer ni infirmer cela car aucune information relative à une baisse de tarif ne lui a été communiquée par son siège de Sana.
A en croire ces agences, la diaspora comorienne n'est pas concernée. Seuls les quelques touristes comoriens qui voyagent en France bénéficieront de quelques euros d'économie.
Bien que le site internet de Beit-Salam n'annonce pas clairement une baisse des billets France-Comores-France, le représentant de SOS Voyage en l'occurrence Farid Soilih n'a pas hésité à déclarer hier soir, qu'«à partir d'aujourd'hui le billet Paris-Moroni est à 880 € [et] le billet Marseille-Moroni, aller-retour à 902 €. Donc nous sommes très satisfaits...». Et d'ajouter que grâce à ces tarifs il y aura plus de comoriens de la diaspora « qui viendront aux Comores ».
Dans ce contexte très confus, il est difficile de comprendre où est la vérité.
On se demande donc pourquoi on aurait fait un tapage médiatique en impliquant SOS voyage pour annoncer une baisse des billets Comores/France/Comores qui ne coûtent que 823€, 895€, 970€.... (selon la durée de validité) ?
Affaire à suivre.

Posté par daira à 07:28:33 PM - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Mohamed Said Fazul, ancien Président de Mwali : «En tant que responsable, je ne peux pas cautionner des actions de violence de q

Sans_titre1L'ancien Président de l'île autonome de Mwali, Mohamed Said Fazul, s'oppose à l'organisation d'un référendum constitutionnel. Mais, contrairement à une partie de la classe politique locale, il entend défendre sa position sans faire usage de la force. A ceux qui projettent d'empêcher par tous les moyens, y compris la force,à la tenue du scrutin, Fazul avertit que « c'est une voie dans laquelle il ne faudrait absolument pas se hasarder. Il y a une crise politique qui doit être résolue par des réponses politiques. Je ne peux pas prétendre à un destin national et appeler les Comoriens à s'entre-déchirer entre eux alors que demain, je vais devoir les unir ».
Entretien.

Le collège électoral vient d'être convoqué à propos du référendum sur la révision constitutionnelle........
MSF
( visiblement étonné) : C'est préoccupant ! C'est un réel sujet de préoccupation pour les Comores et il peut même constituer un danger pour ce pays qui, franchement, n'en a pas besoin. Cette présente révision constitutionnelle tourne le dos aux accords de Fomboni et à la constitution de 2001 en mettant fin à l'autonomie des îles et au mandat tournant de quatre ans. Mais le véritable danger, c'est que cela va ouvrir une brèche pour les successeurs de Sambi qui ne vont pas, eux aussi, se priver de réviser tel ou tel article de la constitution selon leur convenance. On risque d'assister à une instabilité constitutionnelle permanente.
Mais M. le Président, tout le monde est à peu près d'accord sur le fait que la constitution de 2001 a été dictée par les circonstances et née des suites de nombreuses compromissions...
Non, il y a eu plutôt des compromis qui sont encore valables. N'oublions pas que c'est à la suite d'une tentative de sécession et les vieux démons ne sont jamais loin. Ce qui dérange dans cette histoire, c'est la volonté d'un homme d'Etat qui cherche à se maintenir au pouvoir sous prétexte de révision constitutionnelle. Le Président Azali avait un moment embrassé cette idée du maintien coûte que coûte au pouvoir, mais la pression l'a contraint à revenir à la raison. J'aurais soutenu cette révision si le Président de la République avait changé tous les articles de notre constitution sauf la disposition qui garantit la tournante en faveur d'un président mohélien.
On a l'impression que la population mohélienne reste en retrait par rapport au débat actuel. Partagez-vous ce sentiment ?
Je dirais plutôt qu'il y a une très grande méfiance entre nous, hommes politiques de Mohéli. Chacun doute de la sincérité de l'autre et ne veut pas mobiliser les siens. Nous sommes tous d'accord sur le respect de la tournante en mai 2010, mais chacun a ses réserves. Je ne peux pas travailler dans une totale sérénité avec les mêmes personnes qui ont méchamment cherché à me nuire et à me discréditer par un procès monté de toutes pièces avec comme seul objectif, briser ma carrière politique. Le jour où s'instaurera un véritable climat de sérénité et de sincérité entre les dirigeants mohéliens, la population sortira de sa réserve. Et chacun fera un véritable appel aux siens pour rejoindre le combat.
Et la communauté internationale dans tout cela...
La communauté internationale, depuis plus dix ans, a joué pleinement son rôle : elle nous a aidés à nous asseoir autour de la même table quand il fallait, elle nous a apporté son appui quand on lui avait demandé, notamment pour l'organisation des scrutins. On ne peut pas lui demander de jouer un rôle qui n'est pas le sien et puis, après tout, nous sommes un pays souverain.
Selon certaines sources autorisées, les partis d'opposition dont le vôtre se sont réunis il y a trois jours dans les locaux de l'assemblée de l'île et l'idée d'usage de la violence semble avoir été retenue...
Je ne crois pas. Je n'ai pas d'informations là-dessus. En tout cas, en tant que responsable, je ne peux pas cautionner des actions de violence de quelle nature que ce soit. Cela ne serait pas la bonne solution. C'est une voie dans laquelle il ne faudrait absolument pas se hasarder. Il y a une crise politique qui doit être résolue par des réponses politiques. Je ne peux pas prétendre à un destin national et dire aux Comoriens de s'entre-déchirer aujourd'hui alors que demain j'aurais le devoir de les unir. Je pense qu'il faut barrer la route à toute forme de dérapages.
Franchement, n'auriez-vous pas quelques motifs de satisfaction à voir votre rival entrer dans une crise qui l'empêche de faire la moindre action...
(Rires) : Mohamed Ali Said n'est rien d'autre qu'un commerçant et il n'arrivait pas à cacher sa joie quand Azali me mettait des bâtons dans les roues. Moi, par contre, je suis un homme politique animé par une recherche permanente de l'intérêt public. Le pays et le peuple d'abord !
Quelle sera votre attitude le 17 mai 2009, jour du référendum constitutionnel ?
Je serai chez moi. Je n'irai pas aux urnes, c'est tout.

Propos recueillis par Mohamed Nassur Riziki
Al-watwan N° 1307 du 29 avril 2009

Posté par daira à 07:24:42 PM - Actualités aux Comores - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

Les facteurs nocturnes de la réforme proposée par le président Sambi

Sans_titreBien entendu le contenu de la reforme proposée par le président Sambi et l'attitude de celui-ci influent la suite des événements. Il est claire également que ses inductions favorisent les polémiques. « L'anxiété de la mère induit l'agitation chez le nourrissons de quelques mois ».
La réforme proposée par Sambi nous autorise à lier la question de l'harmonisation à celle de la réforme constitutionnelle, contrairement à ce que disent les Sambistes. Pour quelle raison ?
L'article 21 et 22 proposés par le président Sambi donnent raison aux opposants. Comment ?
ARTICLE 21: A titre transitoire et en vue de l'harmonisation des élections des chefs des exécutifs des îles et de d'union, les députés et les conseillers des îles réunis en congrès déterminent, à la majorité absolue, la date des élections du Président de l'union et des Gouverneurs.
ARTICLE 22 : Les dispositions nécessaires à l'application de la présente loi référendaire feront l'objet soit d'ordonnances soit de décret pris en conseil de ministres.
Chers Comoriens et Comoriennes, ceux qui proposent cette reforme nous ridiculisent franchement.
Comment on peut dire aux Comoriens que la question de l'harmonisation n'est pas liée à cette reforme, alors que l'article 21 nous parle des députés et des conseillés des îles réunis en congrès pour déterminer la date de l'élection présidentielle ? Voyez vous, le gouvernement parle déjà du future, c.à.d qu'ils n'arrivent pas à cacher totalement leurs ambitions.
Dans la constitution actuelle il y a des députés des îles et non des conseillés des îles, ce qui montre que Sambi compte mettre en œuvre la nouvelle reforme avant d'élire les députés. Ceci se prouve par l'article 22 de la nouvelle réforme.
Après l'adoption du référendum rien n'empêche le président de mettre en exécution la loi référendaire.
Pire encore on sait qu'il y a des procédures inévitables, après le référendum si jamais il doit avoir lieu.
Cinq (5) étapes vont se succéder.
Première étape. Le décret d'application de la loi référendaire. Lorsque cette loi sera publiée les institutions insulaires ne seront plus conformes à la nouvelle constitution.
Deuxième étape : réviser les constitutions insulaires (c'est une obligation).
Troisième étape : dissolution de l'assemblée
Quatrième étape : les élections législatives
Cinquième étape : les députés et les conseillés réunis en congrès déterminent la date des élections présidentielle. (Nous avons dans la quatrième étape de la procédure l'art 21 de la reforme Sambi), combien de temps cela va prendre ? À quand le tour de Mohéli ? Dans 5 ans ? 10 ans?...
Nous voyons chers compatriotes en quoi la reforme est liée à l'harmonisation contrairement à ce que veut nous faire savoir Sambi et son équipe à l'exemple du juriste FAHAMI SAID IBRAHIM.
C'est un coup d'état institutionnel organisé par l'équipe Sambi et qui vise à prendre le peuple en témoin.
En regardant sérieusement les réformes proposées par Sambi et en restant dans la spontanéité, on peut dire que les présidents des îles (Mohéli et Ngazidja) ne sont pas en résistance opposants politique bien qu'ils sont en lutte mais cela s'appelle « pression de conformité à la constitution ».
La vérité il faut la dire. La résistance se trouve dans le clan du président, ces gens là, par la logique psychologique ils vont devenir agressifs dans les prochaines semaines pour ne pas céder à la pression de conformité.

Posté par daira à 07:20:56 PM - Actualités aux Comores - Commentaires [0] - Rétroliens [0]